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IRRAWADDY : BIRMANIE

L’IRRAWADDY ET LES TRANSPORTS BIRMANS

CIRCULER EN BATEAU

Le fleuve Irrawaddy, coupe la Birmanie en deux, coule du nord vers le sud. Y naviguer est un moyen de découvrir des paysages magnifiques, ici des cultures, là des forêts de teck, ailleurs des villages de pêcheurs, des villageois se lavant dans les eaux fluviales.

À son arrivée, le roi Mindon chargea le capitaine Louis-Barthélémy Morin de faire l’état des lieux de la marine existante :

« […] Et une multitude de minuscules bateaux couvrant l’Irrawaddy qui augmenteront la flotte royale à la première réquisition, le souverain étant maître absolu de l’eau comme du sol. »

De nombreuses petites embarcations naviguent toujours sur le fleuve. Barques de pêcheurs,  de transport de marchandises ou  barques de navigation

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Que ce soit au XIXe siècle ou au XXIe siècle il est à parier que ces bateaux sont bien les mêmes… Ceux qui auraient fait partie de la marine royale si le roi Mindon l’avait voulu.

On peut aller de Mandalay à Bagan en bateau. La « croisière » sur l’Irrawaddy dure la journée. Elle permet de découvrir la vie au bord du fleuve. Les hommes qui s’y lavent, les pêcheurs qui y pêchent, les femmes qui font la cuisine ou les enfants qui y jouent.

 

 

CIRCULER À VÉLO

A part quelques voitures, quelques mobylettes qui pétaradent, Mandalay est silencieuse.

On y marche beaucoup, comme tous les Birmans. Pourtant on peut emprunter le moyen de transport le plus agréable: le vélo à disposition dans les hôtels. Mais attention aux rues ravinées par les dernières moussons, surtout la nuit puisque la ville vers 18 heures devient noire ! Seuls les éclairages des quelques échoppes permettent d’apercevoir la chaussée. Les voitures n’allument pas leurs phares, les mobylettes non plus et les vélos n’ont même pas de lumière.

Longer le fleuve Irrawaddy le soir au coucher du soleil est une balade délicieuse. La douce chaleur du serin rend la lumière douce en novembre.

Le matin tôt, les femmes partent avec leur vélo surchargé vers le grand marché de Zegyo, cœur névralgique du commerce depuis  le  XIXe siècle. Les balais, balayettes et plumeaux sont fabriqués artisanalement dans les faubourg de Mandalay. On dit que les meilleurs sont faits de plume d’oiseaux.

Mandalay-birmanie-femme-velo-sophie-de-boissieu
Mandalay-Femme se rendant au marché

De nombreux sagakeli, vélos à 2 ou 3 places, genre side-car, sont garés la plupart du temps au beau milieu de la rue, créant ainsi des embouteillages monstres. Les chauffeurs, tels nos chauffeurs de taxi attendent les clients.

Le prix de la course s’élève à quelques Kyats.

Mandalay-scene-de-rue-homme-vélo-sophie-de-boissieu
Mandalay-en attendant le client

 

CIRCULER EN TRAIN

Voilà une sacrée façon de voyager en Birmanie si on n’a pas le mal de mer.

Il faut dire que le train date des origines de l’aventure ferroviaire relatée dans le film « le pont de la rivière Kwaï ».

Les voies pas très entretenue transforment le trajet en prouesse tant. Dix heures à être brinquebalés brutalement de droite et de gauche.

La chance est de tomber sur un siège en bon état… Sinon, l’épreuve devient un enfer. Les contrôleurs ne sont pas très arrangeants, chacun doit garder le siège qui lui a été attribué. Sans doute une façon de garder l’oeil sur les voyageurs étrangers, mal considérés par le gouvernement militaire.

Lors de notre trajet entre Moulmein et Yangoon, nous avons été suivi par un membre de la police secrète. Dans le wagon, tous nous ont prévenu avec force d’oeillades de se méfier de l’espion.

Dans les trains-là, à disposition des bibliothèques en tissu offrant des livrets écrits à la main, non-imprimés.

À l’heure des repas, tout le monde sort son pique-nique et le partage. À chaque arrêt des marchands viennent vendre leurs beignets de crevettes ou leurs gâteaux. C’est gai et convivial, les échanges se font par gestes, sourires ou dessins.

Mon arrivée à destination fut une grande joie. J’étais fourbue, mais contente d’avoir fait l’expérience du train birman.

Plutôt que le train pour relier Mandalay à Bagan, prenez le bateau et descendez l’Irrawaddy.

Gare de Moulmein. Un homme attend. sophie de boissieu
Gare de Moulmein. Un homme attend.

 

 

 

 

 

 

 

cet article ne constitue pas une étude scientifique mais des impressions ressenties dans ce magnifique pays où mon trisaïeul Louis-Barthélémy Morin vécut de 1870 à 1878

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