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LES FEMMES À MANDALAY

SCENES DE RUE À MANDALAY:  LES FEMMES

À Mandalay, j’ai tout de suite été attirée par les scènes de rue. Ici tout est calme, tranquille, silencieux. Pas de Klaxons intempestifs, mais des sons lancinants et mystérieux sortis de temples et de pagodes.

Débarquer à Mandalay au XXIe siècle, c’est remonter dans le passé. Quoi de plus fantastique pour moi que de me retrouver dans l’ambiance que mon ancêtre a connue 150 ans plus tôt.

Louis Barthélémy nous a laissé des petits carnets remplis d’une écriture classique, régulière et précise :

Les impressions d’un Malouin débarquant à Mandalay dans le palais d’un roi qui devint très vite son ami.

Sa première vision fut celle des femmes, vêtues de longyi, qui transportaient corbeilles ou paquets sur leur tête. « Fières, belles et souriantes, elles portent de lourds jougs et palanches à eaux à pas rapides », nous rapporte-t-il.

scene-rue-mandalay-femme-palanquais-sophie-de-boissieu
Porteuse de légumes
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Femme portant du linge
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femme portant des plateaux de citron

 

Ces femmes sont belles, souriantes, semblent douces.

A Rangoon, des bretons mariés à des birmanes, m’ont affirmé :

« Tu sais, en Europe, on ne trouve plus ce genre de femme dévoué totalement à son mari et ses enfants. Si elles ont des récriminations, elles peuvent attendre de longs mois pour trouver le bon moment pour les dire. Ainsi il n’y a jamais de conflit dans le couple… oups »

évidemment, en France on est bien loin de ses schémas !

Semblables à celles décrites par Louis-Barthélémy, elles portent jougs ou palanquées à eau.

Aujourd’hui l’eau coulant dans les robinets, les femmes ne s’en servent plus que pour transporter les légumes qui seront vendus au marché de Zegyo, à l’ouest de la cité royale.

Âgé de 44 ans, on peut comprendre que ce bel homme ait pu se mettre en danger pour l’amour d’une de ces beautés exotiques. Tombé vraisemblablement sous le charme d’une des fille du Roi Mindon, il l’épousa et devint ainsi « Prince Royal de Birmanie », prince consort en somme.

Quand la famille s’aperçut qu’il était déjà marié à Saint-Malo, les coups de batons tombèrent provoquant sa mort dans les mois qui suivirent, en 1878 dès son retour à Saint-Malo.

 

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